Et si Salesforce n'avait plus besoin de l'écran Salesforce ?
Cette semaine à Dreamforce, Salesforce a présenté AIforce, et une idée m'a particulièrement parlé : les utilisateurs n'ont pas forcément besoin d'entrer dans l'interface Salesforce pour utiliser Salesforce. Via Claude, Slack ou d'autres interfaces IA, on peut interroger des clients, mettre à jour des enregistrements ou déclencher des workflows en langage naturel — pendant que données, logique métier, permissions et gouvernance continuent de tourner dans le système d'origine.
Cette semaine à Dreamforce, Salesforce a lancé AIforce, et une idée m'a particulièrement parlé : les utilisateurs n'ont pas forcément besoin d'entrer dans l'interface Salesforce pour utiliser Salesforce.
Via Claude, Slack ou d'autres AI Interfaces, les utilisateurs peuvent interroger des clients, mettre à jour des enregistrements ou déclencher des Workflows en langage naturel. Mais le Salesforce derrière n'a pas disparu. Les Data, la Business Logic, les Permissions et la Governance continuent de tourner dans le système d'origine.
En d'autres termes, Salesforce est en train de séparer la Business Capability de la User Interface.
C'est en fait très proche de notre façon de concevoir SnapLedger.
SnapLedger dispose désormais d'outils de plus en plus nombreux et déterministes : Accounting, Invoice, Bank Reconciliation, Inventory, Project Management, Procurement. Ces outils ne disparaîtront pas parce que Snappy existe.
Les professionnels doivent toujours les manipuler directement. Un Accountant doit consulter le Ledger. Un Project Manager doit entrer dans le Project. Un Owner peut vouloir vérifier directement le Financial Statement. Ce qui compte le plus pour ces outils de base, c'est qu'ils soient précis, déterministes et auditables.
Mais le patron d'une petite entreprise ne veut pas forcément apprendre tous les outils.
Il préférera probablement demander directement à Snappy :
« Pourquoi les profits ont-ils baissé ce mois-ci ? »
Ou :
« Quel projet a le plus besoin de mon attention en ce moment ? »
Snappy peut comprendre la question, puis appeler différents outils, en connectant l'avancement des projets, les coûts, les comptes clients et d'autres informations pour produire une réponse. L'utilisateur n'a pas besoin de savoir d'où vient chaque donnée — mais les outils déterministes en dessous restent la Source of Truth.
Donc je ne crois pas que l'IA fera disparaître les interfaces logicielles traditionnelles.
Ce qui est plus probable, c'est que les logiciels commencent à avoir deux entrées.
Les professionnels peuvent toujours entrer directement dans les outils et travailler. Les utilisateurs ordinaires, eux, laissent un Agent utiliser et combiner ces outils pour eux, en langage naturel.
Salesforce appelle cette conception Headless Architecture. Je pense que c'est une direction qui mérite vraiment d'être suivie.
Par le passé, le SaaS a dépensé beaucoup d'énergie à apprendre aux utilisateurs comment utiliser le logiciel. Le SaaS AI-native pourrait progressivement faire l'inverse — laisser le logiciel apprendre comment utiliser le logiciel à la place de l'utilisateur.
C'est aussi notre positionnement de plus en plus clair pour Snappy :
Snappy is not replacing the tools. Snappy is learning how to use them.
SnapLedger, your life easier.
L'IA ne fera pas disparaître les interfaces logicielles traditionnelles. Plus probablement, les logiciels auront deux entrées : les professionnels continuent de travailler directement dans les outils, tandis que les utilisateurs ordinaires laissent un agent utiliser et combiner ces outils en langage naturel. Les outils déterministes en dessous restent précis, auditables, et demeurent la source de vérité.
Si vos clients pouvaient obtenir des réponses sans jamais ouvrir votre logiciel, quelles parties de votre produit auraient encore besoin d'un écran — et qui voudrait encore s'asseoir devant ?
Snappy ne remplace pas les outils. Snappy apprend à les utiliser.
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